Protect Humanitarians accueille avec un grand soulagement la libération de Joseph Figueira Martin après 682 jours de détention arbitraire en République Centrafricaine.

Bruxelles, 9 Avril 2026 – Protect Humanitarians accueille avec grand soulagement la libération de l’humanitaire Joseph Figueira Martin, qui a enfin pu retrouver sa famille après 681 jours de détention arbitraire en République Centrafricaine.

Joseph a été arrêté le 26 mai 2024 par le groupe paramilitaire Wagner, lié à l’État Russe, en République Centrafricaine, où il a été torturé et menacé de mort avant d’être transféré officiellement en détention arbitraire. Il a ensuite été condamné à 10 ans de travaux forcés à l’issue de procédures largement dénoncées comme arbitraires.

Alors que sa libération représente un moment d’immense soulagement et de grande joie, son arrestation et sa détention restent très préoccupantes pour avoir au départ mené une action humanitaire. Son cas souligne les risques croissants auxquels les acteurs humanitaires font face alors qu’ils apportent de l’aide vitale à des populations vulnérables, dans des environnements complexes et politiquement sensibles.

« Après 682 jours de détention arbitraire et injuste, le soulagement de voir enfin mon frère de retour à la maison est indescriptible — c’est comme si nous pouvions à nouveau respirer. Nous sommes profondément reconnaissants envers chaque personne qui est restée à ses côtés, qui a plaidé pour sa liberté et qui a refusé de perdre espoir. Votre compassion et votre détermination inébranlables l’ont non seulement ramené chez nous, mais ont également restauré notre dignité et notre foi en la justice. », a déclaré George Martin, frère de Joseph Figueira Martin.

« La détention arbitraire de Joseph Figueira Martin reflète une tendance plus générale et profondément alarmante: la criminalisation croissante de l’action humanitaire et le recours à des arrestations arbitraires ainsi qu’à des campagnes de désinformation visant à intimider et à réduire au silence ceux qui apportent leur aide », a déclaré Olivier Vandecasteele, fondateur et directeur de Protect Humanitarians.

Tout au long de la détention de Joseph, Protect Humanitarians a soutenu sa famille et ses amis pour plaider en faveur de sa libération. Cela a notamment inclut un dialogue soutenu avec les députés européens, une réunion extraordinaire organisée par la délégation à l’Assemblée parlementaire Afrique-UE qui a contribué à l’adoption d’une deuxième résolution du Parlement européen en janvier 2026, ainsi que des actions de communication auprès des médias et des campagnes officielles menées en continu pour sensibiliser le public. Ce soutien a été largement renforcé par un service communautaire considérable, notamment à travers une pétition appelant à sa libération immédiate qui a récolté plus de 3780 signatures.

Sa libération est un immense soulagement pour tous ceux qui ont suivi son affaire et se sont battus sans relâche pour sa liberté.

Les travailleurs humanitaires doivent être protégés et supportés – en tout temps et en tout lieu.